Béart et Dalle, amantes pour la caméra de Virginie Despentes (« Bye bye blondie »)

Après le film « Baise-moi » (2000) – adapté de son premier roman éponyme et coréalisé avec l’ex-actrice du X Coralie Trinh Thi –, « Les jolies choses » où elle était scénariste et enfin l’adaptation de «  Teen spirit » réalisé par Olivier de Plas, Virginie Despentes débutera en juin le tournage de l’adaptation de son roman « Bye bye Blondie » en tant que réalisatrice. Au passage, elle transforme l’amour de jeunesse de son héroïne en femme…

Virginie Despentes a transposé le personnage masculin (animateur télé embourgeoisé) de son roman, Bye-Bye Blondie, en une présentatrice télé star et mondaine, Frances, que Emmanuelle Beart interprétera. Face à elle, Gloria, une punk SDF, sera jouée par Béatrice Dalle. Les deux femmes se sont rencontrées ados, il y a vingt ans dans un hôpital psychiatrique où elles avaient vécu une histoire passionnelle…

Le film sera tourné en juin 2010 entre la France, la Belgique et la Suisse et devrait sortir courant 2011. Le film est un projet ancien (voir article de 2008) qui s’était heurté à des problèmes de financement et à des réticences face à son sujet.

Avec son couple de punkette et de butch, l’auteur de Bye Bye Blondie souhaite réinventer « un archétype de lesbienne séduisant » : « En tant que romancière et réalisatrice, ce sont les archétypes qui m’intéressent le plus« , a-t-elle déclaré sur le tournage. Fan du travail de Quentin Tarantino et du personnage d’Uma Thurman dans Kill Bill, ou plus largement Mad Max et Abel Ferrara, Despentes cherche également à marquer la mémoire collective par le biais de ses œuvres : « Si une fois dans ta vie d’artiste, tu réussis à faire éclore un nouvel archétype, ça veut dire que tu as impacté l’inconscient collectif, et si l’archétype est neuf, alors tu as fait évoluer les mentalités. »

Adaptation du roman

Adaptation du roman Bye Bye Blondie de Virginie Despentes version homo


Bye Bye Blondie donne autant d’espace cinématographique à l’adolescence des protagonistes, qu’à leur période plus contemporaine. Tout comme dans le roman, cette répartition a été jugée importante par Virginie Despentes, fascinée par l’époque de l’adolescence. Il était primordial pour elle de filmer justement ce moment tragique, magique et intense que constitue ce « no man’s land » de la vie, selon ses termes.

(2 commentaires)

  1. A noter également que Virginie Despentes publiera un nouveau livre pour la rentrée littéraire 2010 : "Apocalypse bébé"chez Grasset.

    • karine on 13 octobre 2010 at 12 h 09 min
    • Répondre

    Bonne chance à Virginie Despentes pour le Goncourt. Encore une femme "goncourisée" après Marie N’Daye : quelle meilleure récompense pour le "féminisme" et la littérature française ? Attention celà pourrait ne pas plaire à E.Raoult …

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