Auteur: Olivier Adam

Le coeur régulier d’Olivier Adam: « Il s’occupe de nous, c’est tout. Ca fait du bien par moments d’avoir quelqu’un pour s’occuper de vous. »

Le cœur régulier est le 7e roman d’Olivier Adam, publié lors de la rentrée littéraire de septembre 2010, grand succès de librairie adapté sur grand écran en 2016. La critique a souligné les corrélations et la filiation avec ses précédents romans. En effet, Le coeur régulier met en scène une certaine Sarah, qui était aussi le prénom de l’épouse disparue dans « Des vents contraires ». La disparition est une nouvelle fois centrale dans le roman.
Olivier Adam se glisse aussi pour la 2e fois dans la peau d’un personnage féminin après Marie, l’héroïne d’A l’abri de rien. L’auteur lui-même rapproche le duo d’un frère « ingérable » et « inflammable » et d’une soeur « posée », « responsable » à celui de « Poids léger » 10 ans après.

Le complexe socio-culturel d’Olivier Adam et le mépris de la culture populaire (« Les lisières »)

Alors que je lisais Les lisières d’Olivier Adam, je m’amusais de l’écart entre l’image que l’on peut avoir de cet écrivain et la réalité finalement de ses idées, de son « idéologie », qui ressort de façon assez abrupte dans ce roman qui m’a assez étonnée (malheureusement dans le mauvais sens…).

Interview d’Olivier Adam (2004): « La nouvelle vous demande de travailler sur des points de bascule, des moments cruciaux »

Olivier Adam fait un peu figure d’Ovni dans le paysage littéraire des trentenaires parisiens.
A tel point qu’il nous raconte qu’au cours d’une photo pour l’hebdo Paris-Match avec ses confrères écrivains parisiens, on lui demanda s’il « venait de Province ». Pas assez mondain Olivier ? « L’endroit le plus huppé que je fréquente c’est ce bar », nous avoue t’il avec un plaisir non dissimulé, en désignant le Café qu’il a choisi pour cette interview : le Café Turgot, dans le 9e arrondissement. Son repaire, juste à côté de la rue où il vit.
Nicolas Rey a été un des premiers à défendre ses livres bien que leurs univers soient assez éloignés mais leurs influences communes.

« Les Lisières » d’Olivier Adam : « Je m’étais planqué là où était ma place, tout au bord, en lisière »

D’abord encensé et pressenti pour obtenir le Goncourt, le dixième roman d’Olivier Adam, qui dépasse pour la première fois les 400 pages, ne fait finalement pas partie de la prestigieuse sélection. Depuis, après de dithyrambiques premières critiques qui le considèrent, entre autres, comme « son meilleur roman social, affectif et générationnel. » (Le Monde), on lui reproche d’être trop dépressif ou « de tourner en rond »… Qu’en est-il vraiment ?

« Trop intime » ou « Trop sociologique » : Olivier Adam raconte ses premières lettres de refus…

olivier-adam-interview-ecrivain-rentree-litteraire2012.jpg A l’occasion de la publication de son 10e roman « Les lisières » qui paraît en cette rentrée littéraire de septembre 2012, Olivier Adam revient sur son parcours d’écriture de près de 13 ans. L’écrivain réputé pour sonder à la fois l’intimité de ses personnages et les milieux sociaux, a confié qu’il s’était vu reprocher, par les éditeurs, cette double orientation à ses débuts. Alors que le débat entre littérature « intimiste » et « ouverte sur le monde » continue de sévir, son éclairage de romancier est particulièrement intéressant :

Léonora Miano et Olivier Adam reviennent aux sources de leurs personnages (salon du livre 2010)

Dernier compte-rendu des conférences du Salon du livre de Paris 2010 avec le débat « En quête d’identité – Les personnages ont une vie propre » tenu le 30 mars 2010 avec Léonora Miano, Olivier Adam, et Patrick Rambaud. Les personnages romanesques ont souvent une vie qui leur est propre. Ils s’imposent à l’écrivain lui demandant de raconter leur histoire. Commence alors pour l’écrivain une longue quête pendant laquelle il découvre ses propres personnages… :

« A l’abri de rien » Olivier Adam: une femme dans la tourmente de l’immigration clandestine

Olivier Adam situe son roman de la rentrée littéraire 2009 A l’abri de rien aux abords de l’ancien centre d’accueil pour immigrés de Sangatte. En dépit d’une chronique sociale un peu larmoyante, A l’abri de rien est sauvé par un portrait réussi d’une héroïne cassavetienne.

« Le roman et la vraie vie », dialogue entre Olivier Adam et Irvine Welsh (conférence Salon du livre 2009)

Le vendredi 13 mars 2009, sur le plateau de la « Place des Livres » du salon du livre de Paris, les écrivains Irvine Welsh, fraîchement publié aux éditions du Diable Vauvert avec Glu et Olivier Adam, fraîchement récompensé par le Prix RTL-Lire pour Des vents contraires, étaient les invités de Bruno Le Dref, rédacteur en chef de la rédaction de France2, pour une conférence intitulée « le roman et la vraie vie ».

« Le roman et la vraie vie », dialogue entre Olivier Adam et Irvine Welsh

Trente ans de classe ouvrière écossaise sur fond de rock, de foot, de bastons et de libéralisme destructeur. Irvine Welsh, l’auteur de Trainspotting, revient plus électrique et vitaminé que jamais avec Glu, son nouveau roman. Vendredi 13 mars 2009 – 12H-13H / La Place des livres / Littérature Animé par : Le Dref Bruno (Rédacteur en chef de la rédaction de France 2) L’écrivain très en vogue Olivier Adam dialogue avec Irvine Welsh, un grand de la littérature écossaise (« Trainspotting ») rarement visible en France. Inspirations sociales croisées, entre vie réelle et fiction. Invités: Olivier Adam: « Des vents contraires » (L’Olivier ») Irvine Welsh: « Glue » (Le Diable Vauvert)

« Des vents contraires » : Olivier Adam face à la tempête de quelques critiques

Avec « Des vents contraires », Olivier Adam a été sans conteste l’auteur phare de cette rentrée littéraire de janvier 2009, l’histoire d’un père dont la femme a disparu et qui tente de reconstruire sa vie et celle de ses deux enfants en emménageant à Saint-Malo. Fidèle à ses grands thèmes littéraires (la perte -brutale- d’un être cher, le poids de l’absence, du secret, des non-dits, la famille, la violence sourde de la société, une certaine mélancolie douce-amère, des êtres fragiles et l’ode aux terres maritimes de Bretagne), il explore ici plus particulièrement la question de la paternité.

« Falaises » d’Olivier Adam : L’écume des nuits

Le dernier mot de « Falaises » d’Olivier Adam est « lumineux ». Et c’est peut-être cet adjectif qu’il faut garder pour décrire le cinquième roman, en lice pour le Goncourt 2005, de cet écrivain à part à la sensibilité écorchée. Une lumière violente, âpre, tout en claire-obscure qui déchire les nuits « noires et profondes comme le monde », parvient à se faufiler à travers l’ombre des falaises qui « se découpent dans le tissus du ciel »… Une lumière, celle de la vie qui continue d’avoir le dessus malgré la tragédie, l’acharnement du destin, le manque et le chagrin…

« Je vais bien, ne t’en fais » : deuxième adaptation ciné pour Olivier Adam

L’aventure du cinéma tente de nombreux jeunes auteurs à l’image de Lolita Pille, Arnaud Cathrine ou encore Christophe Honoré qui revêtent la casquette du (co)-scénariste pour adapter leurs propres romans, ceux des autres ou encore en écrire des inédits. Olivier Adam est lui aussi très demandé par le cinéma ces derniers temps. Après l’adaptation de « Poids léger » avec Jean-Pierre Améris, sorti sur grand écran en 2004, il co-signe de nouveau le scénario correspondant à son premier roman « Je vais bien, ne t’en fais », paru en 2000 chez Le Dilettante. Un film prometteur qui sortira au cinéma le 6 septembre…

« Passer l’hiver » d’Olivier Adam: Nouvelles cotonneuses de la dérive humaine ordinaire

« Passer l’hiver » d’Olivier Adam possède des qualités rares : la justesse du propos, la sensibilité, la pudeur, l’attention aux menus détails de la vie quotidienne, l’exacte compréhension des choses et des êtres, et un sens du rythme qui rend son phrasé impeccable. Il est juste dans les évènements, le ton, le style. Jamais outrancier ou pesant ; sa langue sait se faire douce, silencieuse, élégante. Essentiellement influencée par la littérature américaine (Carver notamment) ou par le « comportementalisme sensible » d’un Maurice Pialat au cinéma, son écriture très narrative vise une efficacité immédiate…