Interview d’une lectrice d’édition : comment se faire publier et trouver un éditeur ?

Comment faire éditer, publier son manuscrit ?, Comment trouver un éditeur ? Bien souvent premier lecteur des manuscrits adressés à une maison d’édition et donc premier « barrage » à passer, le lecteur d’édition travaille dans l’ombre et la plus stricte confidentialité. Un travail rigoureux et méconnu à l’importance fondamentale. Ce sont en effet eux qui choisissent et orientent les manuscrits vers les éditeurs en vue d’une éventuelle publication. Comment travaillent les lecteurs d’édition ? Quelles sont les conditions pour qu’un ouvrage soit retenu, les erreurs à éviter ? Comment obtenir un avis argumenté sur ses écrits lorsque l’on est un jeune auteur aspirant à la publication ?

Autant de réponses (et bien d’autres encore) qu’une lectrice d’une grande maison d’édition parisienne (dont le nom n’est pas communiqué pour raison de confidentialité), a accepté de nous dévoiler. A la découverte des coulisses et des rouages de l’édition… :

Comment devient-on lecteur(ice) pour l’édition ?

Il n’y a pas de formation qui prépare à ce genre d’activité. Cependant, les personnes qui ont fait des études de lettres, ont (selon moi) plus de chance d’être sélectionnées. Et encore que… Moi, je suis titulaire d’un DEA de lettres modernes. Mais ce n’est pas mon diplôme qui m’a fait obtenir ce poste. C’est plutôt ma passion pour la lecture qui m’a donné la force d’aller démarcher un grand éditeur parisien…

Pourquoi avez-vous eu envie d’exercer le métier de lecteur d’édition ?

Parce que j’aime lire et qu’être payé pour exercer sa passion est une véritable chance. Mais aussi parce qu’à l’époque j’étais journaliste littéraire et que ce type d’activité n’était que le prolongement logique de mon métier.

Quelles sont les qualités, les compétences requises ?

Pour devenir lecteur ou lectrice d’édition, il faut avant tout aimer lire. C’est la base. Mais pas en dilettante. Il faut que la lecture soit pour vous une nécessité. Un besoin quasi vital. Il faut également avoir beaucoup lu (les auteurs classiques mais aussi les contemporains). Car c’est en lisant que l’on découvre comment fonctionne une bonne mécanique romanesque et que l’on est capable ensuite de porter un jugement objectif sur les textes. Enfin, il faut disposer d’énormément de temps.

Quelles sont les difficultés du métier de lecteur/lectrice d’édition ?

L’ennui… Il faut reconnaître que la grande majorité des manuscrits sont décevants. Mais dans la mesure où vous vous êtes engagés à les lire, vous devez impérativement les terminer pour être capable d’établir leurs bilans. Ce qui n’est pas toujours facile, croyez-moi… L’autre point noir de ce métier est la solitude. Passer son temps à lire vous isole et vous coupe du reste du monde.

Quelles sont vos satisfactions en tant que lectrice d’édition ?

Découvrir les futurs talents… La quête du bon manuscrit est à la fois excitante et jouissive lorsqu’elle aboutit. Il n’y a rien de plus jubilatoire que de repérer un texte qui paraîtra en librairie quelques mois plus tard.

En quoi consiste le travail d’un lecteur/ice d’édition ?

Il suit un protocole précis, rigoureux et très organisé. Une fois par semaine, je me rends dans la maison d’édition pour laquelle je travaille. Le service des manuscrits me remet quatre ou cinq textes imprimés et reliés. Je les lis et rédige ensuite un rapport de lecture. Il consiste en un résumé du livre suivi d’une critique. L’ensemble ne dépasse jamais une pleine page (de 2000 s à 6000 s). J’essaie de la structurer au maximum (j’analyse le style, la cohérence romanesque, l’efficacité des dialogues, l’épaisseur psychologique des personnages, etc.). Puis, je donne un avis favorable ou défavorable à la publication. Mes rapports sont ensuite confrontés à ceux des autres lecteurs. Nous sommes une dizaine à lire régulièrement pour la maison. Mais les manuscrits ne sont jamais lus par les dix lecteurs. Il suffit que deux ou trois avis soient négatifs pour que le manuscrit soit refusé et renvoyé à l’auteur. A l’inverse, si deux ou trois lecteurs apprécient le livre, il est aussitôt proposé à un éditeur.

Discutez-vous avec les autres lecteurs pour confronter vos avis sur un manuscrit ?

Non, jamais. La plupart d’entre nous ne se connaissent pas. Il peut arriver que l’on se croise dans le bureau du service des manuscrits mais c’est très rare. Dans ce cas là, on se salue et on en reste là. De toute façon, la maison ne nous aide pas à tisser des liens. Pour une raison très simple : elle ne tient pas à ce que l’on échange nos opinions sur les textes. Nous devons respecter des règles de confidentialité.

Quel genre de manuscrit êtes-vous amené à lire (auteur inconnu arrivé par La Poste, auteur maison…) ?

Je lis autant de manuscrits arrivés par la poste, que d’auteurs maison ou arrivés par le biais d’une connaissance en interne. Tous sont mélangés et numérotés par la responsable du bureau qui est la seule à savoir à qui ils correspondent. Et pour cause : il peut arriver que certains manuscrits portent le nom de l’auteur ou restent anonymes. Le dernier cas concerne en général les auteurs qui ont déjà publié un livre ; qui viennent d’une autre maison ou qui signent sous pseudo… Enfin, je suppose car nous n’avons pas accès à ce genre d’informations. Règle de confidentialité oblige !

La répartition des manuscrits est-elle effectuée en fonction des affinités littéraires en terme de registres/thèmes des lecteurs ou indifféremment ?

Bien entendu. Chaque lecteur a sa spécialité. En arrivant, nous exprimons tout de suite nos affinités. Difficile de faire lire de la poésie à un lecteur de polars ou de la Science Fiction à un lecteur d’essais politiques… Moi, je m’occupe essentiellement des romans (littérature générale) et des recueils de nouvelles.

L’auteur peut-il en avoir connaissance ?
Lorsque l’auteur est refusé, il reçoit une lettre type des éditions. Il peut également se rendre sur internet et suivre en direct le parcours de son livre grâce à son numéro de manuscrit. Mais, il peut arriver que (sur demande d’un ou plusieurs éditeurs) certains auteurs les reçoivent. Parfois certains textes sont prometteurs mais il y a encore du travail. Les éditeurs leur envoient alors un rapport de lecture pour les aider et les guider dans leurs corrections.

Est-il vrai qu’il suffit de lire une page pour connaître la valeur d’un manuscrit ?

Non car vous pouvez vous faire de fausses idées… L’autre jour, j’ai lu un texte qui au départ, m’a paru absolument fabuleux. Pendant plusieurs chapitres, j’étais très enthousiaste et m’imaginais déjà avoir déniché la perle rare… Eh bien, au cinquième chapitre tous mes espoirs se sont envolés ! Le style s’est gâté et l’histoire est devenue insignifiante. Et pourtant, j’étais presque à la moitié du roman…

Quelle est la part d’objectivité dans un jugement littéraire, comment être sûr(e) de ne pas « se tromper » ? Un manuscrit qui serait bon pourrait-il être refusé à tort ou injustement recalé ?

Difficile de se tromper puisque vous n’êtes jamais seul à porter un jugement. Nous sommes toujours plusieurs à donner notre avis (lecteurs et éditeurs). Et puis, la lecture d’un manuscrit est un travail sérieux qui fait appel bien entendu à la subjectivité (en fonction de vos affinités vous allez être sensible à tel ou tel thème) mais qui répond avant tout à des normes. Seul un manuscrit révolutionnaire remettant en cause tous les critères stylistiques et linguistiques, pourrait être victime d’un refus injuste. Mais sans vouloir être pessimiste cela arrive rarement… En conséquence, je pense que – si le travail du lecteur est bien fait – un manuscrit ne peut être refusé à tort.

Vous est-il arrivé de ne pas réussir à lire un manuscrit jusqu’au bout ? Dans ce cas comment cela se passe-t-il ?

Cela m’est arrivé quatre ou cinq fois en cinq ans. Dans ce cas-là, je le signale par écrit au service des manuscrits. Le plus souvent, c’est le style qui est incohérent et qui rend donc impossible la lecture du texte.

Avez-vous déjà eu des coups de foudre qui auraient abouti à publication ou qui, au contraire n’auraient pas abouti ?

Pas beaucoup en cinq ans… Seulement, deux ou trois ouvrages. Mais, je ne suis pas responsable d’une publication.

Quels sont les principaux écueils/défauts rencontrés chez les aspirants écrivains ?

La plupart des écrivains ont un style qui manque cruellement d’originalité. Leur écriture est généralement fade et sans personnalité. Mais ce n’est pas leur seul défaut. Ils ont souvent du mal à raconter une histoire ; s’obstinent à faire de l’autofiction qui n’intéresse qu’eux et bâclent régulièrement la fin de leur roman. A croire qu’ils sont pressés d’en finir…

Y a-t-il des sujets, des thèmes de livres qui sont à bannir, faut-il se préoccuper du « marché » en tant qu’auteur ?

Non.

Quelle est la proportion d’auteurs parfaitement inconnus parvenant à se faire éditer ?

Cela dépend des maisons d’édition.

Pouvez-vous être amenée à donner des conseils d’écriture pour améliorer un livre ?

Non, jamais. Je lis seulement les textes et les commente. Les seules personnes habilitées à donner des conseils d’écriture sont les éditeurs. Certains proposent aux auteurs de les aider à retravailler leurs textes en vue d’une éventuelle publication. Les auteurs acceptent souvent de jouer le jeu. Ils n’ont rien à perdre.

La maison d’édition pour laquelle vous travaillez vous donne-t-elle des critères pour retenir un livre compte tenu de sa ligne éditoriale ?

Non, car nous devons la connaître dès le départ. Nous devons lire régulièrement les auteurs qui sont publiés pour bien garder en tête la ligne éditoriale. Mais les choses se font naturellement. Nous n’avons pas d’obligation.

Quelles sont les conditions à réunir pour qu’un manuscrit soit accepté et édité ?

Elles sont multiples. Si le manuscrit provient de la poste, il doit tout d’abord passer entre les mains des lecteurs de la maison. S’il est remarqué pour sa qualité par plusieurs d’entre eux, il est alors présenté en comité de lecture. A ce moment-là, la personne en charge du service des manuscrits le présente et propose aux éditeurs de la maison de le lire. En fonction des domaines et des thèmes traités, l’ouvrage se retrouvera dans les mains d’un ou de plusieurs éditeurs. Par la suite, ils accepteront ou non de le prendre en charge (avec ou sans modifications). D’autres manuscrits arrivent également par d’autres voies. Il y a tout d’abord les auteurs maison qui proposent (en fonction de la nature de leur contrat) des manuscrits mais aussi les auteurs qui viennent d’autres maisons d’édition et ceux qui sont recommandés.

Y’a-t-il des normes de présentation d’un manuscrit ?
Oui et rares sont ceux qui les respectent… Un manuscrit doit tout d’abord être tapuscrit (ceux écrits à la main sont aussitôt renvoyés à l’expéditeur sans avoir été lu). Ils doivent également être lisibles. Pour cela, il faut choisir une typographie standard (Times New Roman ou Arial), un corps de caractère visible (exemple : 12) et un interlignage espacé. Le texte doit figurer sur la page de droite et ne comporter aucune rature. Les pages doivent être également numérotées. Enfin, tous les manuscrits doivent être imprimés et reliés.

Est-il recommandé d’accompagner son manuscrit d’une lettre de présentation/motivation ? Cela influe-t-il sur la lecture ?
En effet, il est recommandé et indispensable d’accompagner son manuscrit d’une lettre de présentation. Ça n’influence pas le lecteur bien évidemment mais si elle est bien tournée cela peut lui mettre l’eau à la bouche… De quoi faire pencher la balance du bon côté.

Vaut-il mieux être recommandé pour espérer être lu(e)/retenu(e) ?

Un auteur aura beau être recommandé, s’il n’a pas de talent son manuscrit restera dans un tiroir…

A lire aussi sur des sujets connexes :

“Manuscrit refusé : Faut-il persévérer ? Conseils d’une lectrice d’édition”

Pourquoi votre manuscrit a-t-il été refusé (ou risque de l’être) par les éditeurs ?

Bien rédiger la lettre de présentation/d’accompagnement de son manuscrit : Conseils d’une lectrice d’édition

A lire en complément :
Dossier « Jeunes auteurs recherchent éditeurs ou futurs lecteurs sur leurs blogs… » (2006)
Marc-Edouard Nabe se lance dans « l’anti-édition »
Les conseils d’écriture de Bernard Werber : «Ma source d’inspiration, c’est le journal du matin et la bêtise humaine.»
Interview Virginie Despentes : « Je pense que les futurs auteurs importants viendront du blog, assurément. »
Interview Estelle Durand et Claire Duvivier fondatrices des éditions Asphalte, « Nous ne voulons pas d’un texte arrivé chez nous « par hasard » »
Trois jeunes auteurs (et blogueuses !) racontent leur première publication : Sonia Rahal, Sophie Poirier et Emeline Bravo
Interview de Brice Rocton, éditeur indépendant (Quespire) : « Publier de nouveaux auteurs hors-circuit »
Interview de Stéphane Guillard éditeur indépendant (arHsens édiTions) : ‘Il ne faut voir l’édition indépendante ni comme une planche de salut ni comme un pis aller »
Salon de l’édition indépendante « L’autre livre » : interview de Francis Combes, son président, « Préserver la bibliodiversité française »
Interview de Stéphane Million, éditeur indépendant (Stéphane Million Editeur) : « Chez Scali, j’ai appris tout ce qu’il ne fallait pas faire »
Des éditeurs pas comme les autres : Rencontre avec Mathias et François Richard, fondateurs des « Caméras animales »

(39 commentaires)

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    • Gwen on 8 février 2010 at 22 h 33 min
    • Répondre

    Cela tord le cou à nombre d’idées reçues.

    • laurence.biava on 8 février 2010 at 23 h 47 min
    • Répondre

    Oh et bien moi, je ne trouve pas du tout ! Tout ce que l’on "sait" déjà, on le relit ici. Aucune révolution dans les réponses très officielles. En revanche, tout ce qui ne se "sait pas" ou n’est pas censé être su, par la logique des choses, ne sera jamais dite ici. Enfin,c ‘est mon avis. Et il n’engage que moi.

    Car, il y aun challenge incroyable entre les maisons d’éditions à compte d’auteur et cette autre forme d’auto édition qu’expérimetn à regret des écrivailleurs en mal de reconnaissance. Relire ceci, ce n’est pas si vieux et hélas, ce n’est pas assez fréquent : http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2009/04/18/01006-20090418ARTFIG00212–petit-compte-d-auteur-devient-grand-best-seller-.php

    • laurence on 9 février 2010 at 18 h 22 min
    • Répondre

    Bonjour Capucine,
    Je suis ravie de vous lire.
    Je vais me procurer la dernière version de votre ouvrage sans tarder.
    Le cas de Manuscrit.com est très singulier, permettez moi de vous dire que leurs procédés sont confus, c’est un bourbier sans nom. Je ne leur ferai que de la mauvaise publicité, j’ai échappé à leurs griffes, bien m’en a pris, ils voulaient publier deux de mes manuscrits, j’ai bien fait de me méfier : deux de mes amis ont des expériences négatives à raconter à leur sujet, ils ne touchent pas leurs droits, ne voient leurs romans nulle part… Manuscrit.com est bel et bien une maison d’édition à compte d’EDITEURS ? La lecture du texte ci dessous me fait douter, MEME si elle est pourvue d’un comité de lecture, MEME si l’auteur ne verse rien ….au départ !!!. Deux arbres qui cachent la forêt. Lisez attentivement l’expérience de cette personne qui teste deux modes d’édition en meêm temps, Je l’ai trouvé sur le net en tapant juste "Mansucrit.com est une maison d’éditions à compte d’auteurs" dasn Google,ce n’est pas si vieux, ça date de fin 2007, IL FAUT QUE CELA FASSE REFLECHIR Il faut tirer leçon de telles expériences négatives : voilà pourquoi, Capucine, je me permettais de suggérer d’urgence la composition d’un annuaire répertoriant toutes les maisosn d’éditions à compte d’auteurs, qui cachent leurs réelles intentions et des sites qui proposent de l’auto-édition. Bonne fin de jouréne.

    "Bonjour à tous !

    J’ai un dilemme à vous soumettre, et j’ai besoin des conseils d’entendus sur la question, SVP !
    Voilà le sujet.
    J’ai écrit un premier roman. Je l’ai moult fois corrigé (et le fais encore) et fait revoir son français par quelqu’un de très compétent. Cela ne veut pas dire pour autant que le livre soit bon, car c’est mon écriture et mes mots, mais il m’a éclairé de ses conseils notamment sur l’emploi des temps au passé dans l’écriture de récit, d’un journal intime, des dialogues etc.
    J’ai mis environ cinq mois à le pondre et quasiment autant à le corriger, et plus, puisque je le revois encore…
    Terminé son premier jet en novembre, en mars je l’ai envoyé vaille que vaille à deux sites de maison d’édition à compte d’éditeur dont l’une est la célèbre Le Manuscrit.com. Je n’osais pas les grands éditeurs papier que l’on connaît et qui, même sans l’ouvrir, l’auraient tous refusé, du moins était-ce mon point de vue de défaitiste.
    Le Manuscrit a tout de suite accepté de l’envoyer à son Comité de Lecture et me l’a fait savoir. Un mois après ils m’ont demandé une photo pour la page du site alléguant qu’ainsi je pourrais mieux me faire connaître et vendre. Puis plus rien. On m’avait dit aussi que Le Manuscrit répondait souvent au bout d’un an avec contrat si acceptation.

    Un jour, relisant encore mon livre, j’ai vu une horrible faute oubliée. Et là, je me suis dit "je vais encore tout vérifier, surtout repêcher ces satanées fautes qui nous échappent tant.!".
    J’avais déjà entendu parler du site à compte d’auteur L. que certains jeunes éditeurs utilisent pour ses auteurs… J’y suis allée et j’ai étudié le fonctionnement, enfin ce que je pouvais comprendre à première vue. Et je me suis dit que, dans le fond, ce serait la solution pour ce premier livre, d’autant que j’étais gênée de révéler ma vraie identité comme je l’avais fait sur les sites à compte d’éditeur comme Le Manuscrit. C’est un roman autobiographique, et sous la fiction on me reconnaît et aussi les endroits que je cite et d’autres choses. Pourtant je ne suis pas diffamante. Et je reviens à présent sur cette idée, et je serais prête à accepter de paraître sous ma vraie identité le cas échéant…
    Alors j’ai eu l’idée d’ouvrir un compte sur L. sous un autre pseudo, un prénom que je ne porte pas.
    C’est à compte d’auteur, mais à première vue c’est gratuit. Cela dit, on doit payer les révisions (et je me suis plantée plusieurs fois, ce qui m’a conduite à payer plus de dix euros pour chacune…). Mais ainsi je n’avais pas de numéro d’ISBN, il fallait m’en procurer, et je ne pouvais vendre mon livre que sur le site. Mais il y avait une fonction payante de près de cent euros pour la distribution par le site sur tout Internet, sa promotion et sa reconnaissance à la BNF (enfin je crois). Je l’ai fait pour plus de commodité. Et j’ai encore révisé. Ce n’est pas facile à faire. Ils ont un automate qui convertit les fichiers word en pdf, et cela ne marche pas à tous les coups. Certains s’affichent en tout petits caractères et le résultat est identique version livre imprimé… Mais sinon c’est assez facile d’utilisation.
    Mais on s’en lasse de réviser ! Dernièrement, j’ai décidé d’"approuver" mon livre et passer à la grande distribution alors qu’il y avait des révisions encore à faire. Mais le pdf ne se convertisait pas, et payer encore une révision, alors que personne ne l’achète en plus pour compenser à la dépense, cela m’agaçait considérablement. Donc, j’ai lancé le livre en quelque sorte…
    Mais le lendemain matin, j’avais dans ma boîte d’e-mails un courrier du Manuscrit me disant qu’ils acceptaient mon livre avec un double contrat en pièce jointe à renvoyer signé en deux exemplaires. Je dois ajouter que j’ai supprimé mon compte à l’autre maison d’édition à compte d’éditeur, cela pouvait se faire, mais pas sur Le Manuscrit.com.

    Alors que faire ? Si j’accepte, j’ai un contrat en bonne et due forme, et des droits d’auteur à vie, un statut d’écrivain avec même couverture Sécurité Sociale, les corrections futures gratuites, s’il y en a etc. Mais ils auraient l’exclusivité du livre (et ce n’est pour le moment plus le cas). Il y a d’autres exigences comme l’exclusivité sur les livres suivants, mais concernant, je crois, que ceux du genre, s’il s’agit de romans par exemple. Mais de cela je n’en suis pas très convaincue…
    Des gens se plaignent de la qualité des livres sur L., et d’autres aussi de provenance du Manuscrit. Certains disent que Le Manuscrit ne fournit pas les livres commandés aux librairies telles que Amazon.fr ou Alapage.com. Ils disent aussi que les droits d’auteur ne sont pas reversés. Peut-être est-ce vrai, mais ils ne le sont pas dans la mesure où ils n’excèdent pas une certaine somme minimum. Il est vrai que sur un site comme L., on touche quasiment les 80% du livre en royalties, mais pas en droits d’auteur payables, le mois suivant de l’achat. Sur le Manuscrit c’est une fois l’an pour tous les achats des clients, mais quand ils dépassent cette somme minimum requise. Sinon ils s’accumulent aux droits d’auteur de l’année suivante. Je ne connais pas le système des maisons d’édition normales, mais il me semble qu’elles doivent fonctionner de la même manière… Il est vrai aussi que les pourcentages des ventes versés à l’auteur par Le Manuscrit sont inférieurs à l’autre site, mais s’il s’en vend davantage, ne serait-ce pas plus intéressant ?
    Moi, ce qui m’intéresse le plus du Manuscrit, dans le fond, c’est la reconnaissance et d’être une fenêtre donnant accès, un jour peut-être, à des maisons d’éditions connues. Car des éditeurs sont censés visiter Le Manuscrit.com et devenir ainsi éditeurs tiers d’auteurs, et peut-être davantage distribuer leurs livres. Puis des journalistes et critiques vous jugent. On vous met des étoiles, fait participer votre livre à des prix etc. Puis les droits d’auteur, c’est à vie et au-delà pour une durée de 70 ans pour vos ayants droits…
    Mais est-ce vraiment fiable ? A quoi puis-je m’attendre avec eux ? Je n’en sais rien et demande des éclaircissements à qui vient lire ces mots et connaît la question. Ah, si j’avais un agent littéraire comme en Amérique ! Mais c’est aussi cher, trop pour mes petits revenus d’allocataire…

    • bartleby on 10 février 2010 at 11 h 39 min
    • Répondre

    Mon Dieu… pourquoi se tarauder ainsi l’esprit? N’est-ce pas simplement un problème d’ego de l’auteur? De très bons auteurs n’ont pas été reconnus de leur vivant (JKT et sa conjuration, Tristan Egolf qui a envoyé son premier manuscrit à des dizaines d’éditeurs en vain, etc.)… mais au final, peut-être faut-il arrêter de parler de statut d’auteur, d’écrivain, etc. Les Français aiment tellement leurs "auteurs", leurs granzzzzecrivains: Sartre et compagnie… qui pour certains apparaissent aujourd’hui bien fanés… au final, donc, je ne distingue que deux catégories: les bons et les mauvais et, entre les deux, il y a le travail, la sueur, le sang, les larmes, le talent, la personnalite, et tout ce que vous voudrez… en tout cas, prendre le problème de l’édition par le petit côté de la lorgnette (éditeur à compte d’auteurs, etc.) me semble totalement dénué d’intérêt. De quoi un "auteur" doit-il avoir peur aujourd’hui? Les gens (en grande majorité) ne lisent plus! Marc Lévy, Anna Gavalda et consorts, qui sont tout sauf des auteurs, des écrivains, des penseurs, ou que sais-je, vendent des millions d’exemplaires. Tant mieux pour eux; ils sont dans l’air du temps. Ils ne construisent pas une oeuvre. Ils ne sont pas à la recherche de ce qui torture toujours les véritables amateurs de littérature. Donc, à partir du moment où on aime la littérature, restons humbles et arrêtons de croire que les "grandes maisons" (gallimar, seuil, etc.) ne publient toujours que de grands auteurs… c’est loin d’être le cas, rassurez-vous… les merdes surnagent à longueur d’années dans les rayons des librairies tout comme les étrons dans la Méditerranée… par contre, il y a aussi plein de petits éditeurs qui ont publié de super trucs… les Solitaires intempestifs avec Lagarce ou Rodrigo Garcia, l’Arche et tout un théâtre moderne, contemporain, brillant… ou bien encore, par exemple, l’Age d’homme qui a permis aux Français de découvrir Witkiewicz,… sans compter certains bouquins de Verticales (le cri du sablier de Chloé Delaume),… bon, voilà, on tourne en rond…

  1. Trop d’écrivants, plus assez de lisants.(Bon, dans le calcul j’enlève ceux qui lisent de la merde par barils…)

  2. Apparemment le site de Manuscrit.com est justement dans la tourmente et vient de se faire pirater par des usagers en colère ! A lire ici:
    http://www.rue89.com/2010/02/09/...

    En revanche, les auteurs ont l’air content de l’auto-éditeur Publibook, voir ici :
    http://www.buzz-litteraire.com/i...

  3. Cette jeune femme inspire confiance, elle semble humble et intègre, c’est déjà beaucoup, jolie à regarder de plus avec un prénom porteur d’érotisme (je la draguerais bien si j’étais bi).

    Les lectures c’est comme les coups de foudre; un homme va trouver une femme insignifiante et même moche, un autre la trouvera éblouissante et magnifique. Pourtant, c’est la même femme. Certains auteurs confirmés sont détestés par certains, adorés par d’autres.

  4. Le blog de l’écrivain public "Ma boit’aplumes" ouvre ses portes

    "Ma boit’aplumes" Aide et conseil aux artistes et aux écrivains.
    Conseils littéraire, promotion, visuel, communication, aide administrative, relecture et correction de vos manuscrits. Un partenaire incontournable.

    Mais aussi des ateliers d’écriture et des interventions en école, maisons de retraite et associations.

    Venez découvrir mes travaux, mes collaborateurs, les clients qui m’ont déjà fait confiance…mais aussi quelques aides aux écrivains.

    A très vite!

    Nolween Eawy

    • angelique on 15 février 2010 at 16 h 26 min
    • Répondre

    A propos de la pauvreté stylistique et du manque d’imagination des aspirants écrivains, je me demande quand même comment certaines publications enjambe l’obstacle… Lire est vital pour moi et ne pas pouvoir me rendre à la bibliothèque peut me causer de grands soucis digestifs mais quand je feuillette les livres pour faire mon choix, je suis bien navrée de ne trouver que…des mots. Quant à l’autofiction c’est très répandue et très pauvre.
    Je ne suis pas critique hein, mais Mon Dieu s’il y en a un, c’est hallucinant le nombre d’écrivains sans originalité que l’on publie quand même. Je veux dire que lorsque je tombe sur une perle je m’en rends compte… c’est dire si le reste est prédigéré. Et pourtant les meilleurs auteurs ne sont pas reconnus. Je finis Suerte de Claude Lucas, pas du genre à recevoir des prix du fond de sa prison mais ENFIN un style, un écrivain, (même autobiographique) ! Non vraiment, c’est frustrant.

    • Z... comme Zorro!!! on 6 mars 2010 at 19 h 50 min
    • Répondre

    J’ai trouvé très instructive l’interview d’une lectrice d’édition par le Buzz littéraire. Étant avant toutes choses un homme de chiffres, je me suis amusé à faire un calcul:

    •D’après l’interview, la maison d’édition utilise les services d’une dizaine de lecteurs comme elle.
    •Ceux-ci reçoivent chaque semaine quatre ou cinq manuscrits à analyser.
    •On peut donc estimer le nombre de manuscrits lus chaque semaine à 45 environ.
    •Cependant, selon ses dires, chacun est lu par plusieurs lecteurs : par au moins trois d’entre eux.
    •Le nombre de manuscrits différents lus en moyenne par semaine peut donc être réduit à 15, grand maximum.
    •Ce qui nous fait tout au plus 60 par mois.
    Ces 60 proviendraient (et là j’insiste sur le conditionnel) indifféremment de trois sources : les envois par la poste, les auteurs maisons et les auteurs d’autres maisons qui ont été recommandés.

    Combien d’auteurs maisons ?

    Sachant que l’éditeur offre un catalogue de 1700 titres en littérature française (je ne compte ni la littérature étrangère, ni les essais, ni les ouvrages jeunesse ou de développement personnel), on peut estimer que ces auteurs maisons sont au nombre de plusieurs centaines – peut-être un millier.

    Un millier d’auteurs qui chaque année envoient donc ensemble plusieurs centaines de manuscrits à leur éditeur. Combien exactement ? Difficile de le savoir, mais imaginer que les lecteurs aient à traiter entre une trentaine et une cinquantaine de leurs oeuvres par mois ne me semble pas exagéré.

    On peut donc estimer que sur les 60 manuscrits lus, largement plus de la moitié proviennent des auteurs maisons.

    Combien d’auteurs recommandés en provenance d’autres maisons ?

    Là encore, difficile de le savoir exactement, mais pourquoi n’y en aurait-il pas également plusieurs dizaines ? Ils sont sans doute en effet nombreux à être publiés ailleurs et à rêver d’entrer un jour chez la prestigieuse Albin Michel !

    Dès lors, quelle place reste-t-il pour les authentiques wannabes, ceux qui envoient leurs textes par la poste ? Que deviennent les 500 manuscrits reçus chaque mois ? Combien parmi ces 500 passent-ils la première sélection pour atterrir sur le bureau de Mademoiselle Roche ou de l’un de ses confrères ?

    Un ? Deux ? . . . Zéro ?

    […] Et pendant ce temps, l’éditeur continue de dépenser de l’argent dans des lettres stipulant que "votre manuscrit a été lu avec attention". Dans quel but ? Soigner son image de marque, sans doute. Les wannabes, en effet, ne font pas qu’écrire : de temps en temps, ils achètent aussi des livres ! Ce sont tous de potentiels clients !”

    Ce lecteur a parfaitement raison: le mythe du manuscrit envoyé par la Poste fait vendre. On vous répète qu’il est important de lire pour améliorer votre style, et de bien connaître la ligne éditoriale de la maison. Sous-entendu: sortez votre porte-feuille… Mais un mythe ne tient plus quand l’audience refuse de jouer le jeu. Il est agréable de constater que de plus en plus de wannabes refusent le rôle de bonne poire qu’on leur assigne…

  5. Depuis quelques années j’essaye de me faire connaître en tant qu’écrivain et je suis tombé dans le piège des éditeurs à compte d’auteur. Evitez publibook, c’est eux qui ont racheté la société des écrivains. Ce blog m’a plus au premier abord et je vois qu’une fois de plus les services proposés sont payant ! Allez faire un tour sur luciusliberofficiel.e-monsite.com, mes services sont gratuits !

    • lucius Liber on 23 avril 2010 at 3 h 08 min
    • Répondre

    Concernnant ma boit’aplumes, sont-ils payant eux aussi
    Lucius Liber.

  6. A signaler, une interview intéressante du directeur éditorial d’Albin Michel depuis 2007, Alexandre Wickham dans le journal Les échos :

    Au sujet de la surproduction littéraire, il déplore : "On est comme au casino. On pense que plus on mise, plus on a de chances de gagner, sans être sûr du résultat final !"
    Il estime ainsi que " L’édition va vivre un grand choc dans les deux ans à venir. Après être resté longtemps conservateur, ce petit monde va devoir se débarrasser de ses habits de dinosaure s’il veut affronter sereinement l’avenir. Le changement des goûts des consommateurs et les révolutions technologiques en cours menacent sérieusement les équilibres du secteur. Celui-ci a été dans l’ensemble très bien géré, mais il ne s’est pas vraiment préparé à ces mutations."

    Parmi ces mutations, il cite :"Par exemple, nous n’exploitons qu’une très faible partie de ce que permet Internet en termes de lancement et de marketing. Un exemple : nous savons que nous vivons avec un lectorat vieillissant, aisé et qui a du temps libre. Mais, si on excepte quelques phénomènes éditoriaux, comme « Harry Potter » ou la saga « Twilight » de Stephenie Meyer, les jeunes sont de moins en moins attirés par le livre, c’est un euphémisme. Nous devons probablement enrichir le livre au-delà du texte et développer des expériences nouvelles. L’arrivée prochaine de l’iPad est une énorme chance, qui va nous inciter à aller dans cette direction."

    Au sujet de l’auto-édition grâce au numérique (comme l’a pratiquée récemment M.E Nabe), il commente :
    "je n’y crois guère. Les auteurs ont conscience de ce que les éditeurs leur apportent. Par ailleurs, les grandes maisons jouent un rôle fondamental en étant des labels qui permettent au public et aux libraires de se repérer."

    A lire ici : http://www.lesechos.fr/info/comm/020490274859.htm

    • Béatrice on 5 juin 2010 at 21 h 01 min
    • Répondre

    Bonjour,
    Je me permets de vous écrire car je souhaiterais avoir votre avis, quelques conseils dans la façon de procéder pour postuler auprès des maisons d’éditions afin de devenir lectrice: si certains profils sont privilégiés (je suis titulaire d’une licence de lettres modernes, d’une licence littérature et documentation, d’un diplôme FLE), si le métier "existe" toujours, s’il est en passe de disparaître (ce que je ne souhaite pas!)
    Merci à vous pour tout renseignement,

    • Lectrice édition on 6 juin 2010 at 15 h 00 min
    • Répondre

    Bonjour,
    Je donne la réponse dans l’interview… En fait il n’y a pas de démarche particulière à faire. Il faut aller rencontrer les éditeurs et proposer ses services. Autant dire que ce n’est pas simple… Car il faut les convaincre et leur prouver qu’ils peuvent avoir confiance en vous. Moi, j’étais déjà critique littéraire donc l’éditeur qui a fait appel à mes services pouvait avoir confiance.
    Bonne chance,

    • Olivia7 on 1 juillet 2010 at 16 h 41 min
    • Répondre

    Bonjour,

    Suite à l’interview, je me pose une question. Un texte, même excellent, à 90% de chance d’être remanié par la maison d’éditions. Donc, même si il n’est pas parfaitement au point quand il est envoyé, si l’éditeur y décele un potentiel, il va faire une fiche corrective avec les points à améliorer non ?

    • roxane on 5 juillet 2010 at 10 h 24 min
    • Répondre

    Bonjour, désolé pour le changement de pseudo! Je n’ai aucune idée de la valeur de mon texte. Je n’ai juste pas envie de faire des frais inutiles au cas ou une maison d’éditions remanierait mon texte "gratuitement" si elle y décele un potentiel.
    Cordialement

    • Lectrice édition on 5 juillet 2010 at 18 h 54 min
    • Répondre

    Bonjour Roxane,
    Un service de lecture de manuscrit aidera plus particulièrement les auteurs qui ont déjà envoyé leur manuscrit et ont été refusés sans lettre argumentée. Ce qui arrive dans la majorité des cas malheureusement, par manque de temps et de moyens des éditeurs.

    Certains auteurs souhaitent aussi être rassurés avant l’envoi de leur manuscrit afin de maximiser leurs chances de publication (en retravaillant éventuellement certains points par exemple).

    • roxane on 6 juillet 2010 at 10 h 37 min
    • Répondre

    Bonjour

    Merci pour votre réponse. Il est Difficile de savoir s’il vaut mieux prendre les devants en vous envoyant un texte avant envoie aux maisons d’éditions ou en cas de refus pour comprendre le motif!
    Salutations

    • Lectrice édition on 6 juillet 2010 at 21 h 07 min
    • Répondre

    Dans tous les cas un conseil : veillez à bien cibler vos envois aux maisons d’édition dont la ligne éditoriale est en phase avec vos écrits.
    Bonne chance !

    • roxane on 8 juillet 2010 at 8 h 56 min
    • Répondre

    J’ai en effet trié avec soins les maisons d’éditions qui correspondent à mes écrits!

  7. Bonjour.
    S’agissant des lettres de refus d’un manuscrit par les éditeurs, on en trouve une impressionnante collection à l’adresse suivante :

    refusdediteurs.webs.comma…

    • roxane on 12 juillet 2010 at 22 h 45 min
    • Répondre

    Bonjour Assuérus,

    Malheusement ton lien ne marche pas :-/

  8. Oups … erreur.
    Je reposte le lien :
    refusdediteurs.webs.com

    • roxane on 13 juillet 2010 at 11 h 38 min
    • Répondre

    Merci ca marche cette fois! Donc les éditeurs prennent quand même le temps de justifier le pourquoi un manuscrit a été refusé??

    • Ahcene on 19 novembre 2010 at 9 h 27 min
    • Répondre

    Une question :
    Me conseillez-vous la règle de ne jamais écrire en recto verso ? Est-ce une raison de ne pas lire le manuscrit ?

    • Lectrice édition on 19 novembre 2010 at 12 h 15 min
    • Répondre

    Suite à votre e-mail, je vous réponds : oui, je vous le déconseille vivement. Il vaut mieux un manuscrit épais mais aéré qu’un texte fin et dense. Il ne faut pas oublier que les lecteurs lisent souvent beaucoup de manuscrits. Les plus agréables à lire font alors la différence, du moins au démarrage.

    • cassandre on 19 novembre 2010 at 18 h 21 min
    • Répondre

    Bonjour,
    Je trouve cette interview incroyablement hypocrite même si je ne remets pas en cause la compétence et le talent de la lectrice. Il est intéressant de constater que les questions qui
    dérangent un peu sont largement esquivées, notamment concernant le pourcentage de manuscrits refusés, la perle étant, il me semble, concernant les auteurs qui n’auraient pas de talent et qui resteraient dans un tiroir car hhonnêtement il existe nombre d’écrivains à la mode qui me semblent ne pas posséder véritablement de talent et qui vendent des dizaines de milliers d’exemplaires. L’autre jour, je suis tombée sur un site assez original (www.editions-en-ligne.fr) et je suis allée sur la page facebook de l’éditeur et là, j’ai lu un article un peu plus rock’n roll que cette interview et qui ne dit pas vraiment la même chose, voici le lien : facebook.com/frederic.serre1
    Que tout le monde passe une bonne soirée !!
    Une vieille lectrice qui en a assez des menteurs…

    • Don la Quiche on 1 février 2011 at 2 h 17 min
    • Répondre

    je sais pas si tu… Si vous… venez toujours sur ce site pour repondre mais bon… Je vous pose ma question quand même…
    J’ai un probleme… Je pense que je suis et que je serai le plus grand ecrivain de tout les temps…( hihih…) Mais j’ai un gros probléme ( lié à ma paresse ) Je fais beaucoup de faute d’orthographe… Je voudrais donc savoir si c’est vraiment un inconvenient pour les lectrices comme toi… Comme vous???…
    Moi je me dis que si le roman que tu recois est un chef-d’oeuvre alors ça peut passer, ça peut se corriger… Voilà… Tu en pense quoi???

    • Cepauline on 21 février 2011 at 19 h 59 min
    • Répondre

    Entretien très intéressant, bien qu’un peu "stérile" dans le ton, mais il est sans doute bien de rester neutre sur un sujet qui soulève, on le voit, de telles passions ! En revanche, il est dommage que ce site (dans cette interview mais aussi dans d’autres) comporte tellement de fautes d’orthographe. Écrire un tout petit peu moins vite, peut-être ? 🙂

    • Un magicien mentaliste on 5 mars 2011 at 22 h 48 min
    • Répondre

    Pour se faire éditer, allez dans les salons du livre et discutez avec les nouveaux auteurs afin de récolter quelques ficelles, et il en existe car vous pouvez être vous-m^me votre éditeur et courir les librairies si vous aimez le contact. De notre côté, c’est que l’on a fait sur un livre sur la magie.

  9. Comité de lecture? Un auteur inconnu n’a aucune chance d’être lu sérieusement.Toutes les places sont prises par les auteurs maisons. Je puis vous informer du chaos qui règne au sein des maisons d’éditions françaises et sûrement ailleurs. J’en ai fait l’expérience, avant d’avoir été publié (L’homme qui voulait changer le monde, auteur Raphaël A. Lévy). Un scénario en a été tiré, actuellement chez International Creative Management !!! Preuves à l’appui à qui voudra me les demander. Surtout à vous, Capucine Roche, et à vous Angélique.
    Cordialement, R. L.

    • David on 15 mars 2013 at 10 h 42 min
    • Répondre

    Bonjour.
    Concerné par ces échanges (m’apprêtant à lâcher mon premier roman dans la meilleure direction possible) je vous lis attentivement les uns et les autres… Et j’entends le « chaos » effectivement. Toutefois quelque chose me dit que je me tournerai probablement vers Capucine. Et pas pour danser 🙂
    Une question cependant : quid des textes théâtraux ? ( Je suis comédien et le metteur en scène est présent…) Merci, bonne continuation à tous.

    • Muriel on 23 février 2016 at 14 h 54 min
    • Répondre

    Bonjour Madame,
    Je m’apprête à envoyer mon manuscrit aux éditions Albin Michel. Certains sites spécialisés préconisent d’apposer en fin de manuscrit une fiche auteur et résumé de texte (après avoir mis la petite phrase au début du texte « vous trouverez à la fin de cet ouvrage… »), d’autres, qu’il vaut mieux la joindre sur une feuille volante et la glisser sous la couverture transparente en première page… Puis-je avoir votre conseil en tant que lectrice d’une grande maison d’édition ? je ne voudrais pas qu’un faux-pas me pénalise…
    Vous remerciant infiniment de votre réponse, (un 1 ou 2 comme seule réponse m’indiquant qu’elle est la bonne, suffirait).
    Très bonne journée !

    • Lectrice édition on 24 février 2016 at 9 h 36 min
    • Répondre

    Bonjour,
    Vous pouvez sans problème joindre une lettre de présentation à condition qu’elle soit succincte. Vous pouvez résumer en 2 ou 3 phrases votre texte et expliquer rapidement son objectif. Ne soyez pas trop longue, ni « promotionnel », évitez les phrases toutes faites du type : »j’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire mon manuscrit que j’ai eu à l’écrire ». Et surtout n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées !
    Bonne continuation,

    • Alain on 23 avril 2017 at 18 h 41 min
    • Répondre

    Je vis en à Abidjan, en Cote d’Ivoire. Il y a quelques mois j’ai achevé mon manuscrit. Je compte postuler auprès des maisons d’éditions française. Ainsi je me permets de vous demander quelques conseils, vu que je suis encore un novice. Je me demande aussi s’il est possible de faire publier son livre en France, en étant en Cote d’Ivoire.

    • Lectrice édition on 27 avril 2017 at 10 h 57 min
    • Répondre

    Bonjour,
    Oui bien sûr, vous pouvez postuler auprès des maisons d’édition française qui sont ouvertes à la littérature francophone.
    Vérifiez au préalable leur ligne éditoriale et leur catalogue d’auteurs pour cibler au mieux vos envois.
    Bonne chance !

    • Alain on 29 avril 2017 at 13 h 49 min
    • Répondre

    Bonjour,
    Merci. J’ai suivi vos conseils. J’ai trouvé environ 18 maisons d’éditions qui publient le fantastique. J’ai aussi vu qu’elles publiaient des auteurs francophones. Cependant, je n’ai vu que 4 ou 5 auteurs africains. Et ces derniers vivaient pour la plupart en France. Ainsi, vu que je suis africain et que je vis en Cote d’Ivoire, est ce que j’ai une chance d’être accepté ?

    • Lectrice édition on 2 mai 2017 at 11 h 44 min
    • Répondre

    Bonjour,
    Seuls la qualité et l’intérêt de votre roman comptent pour une maison d’édition et pas votre lieu d’habitation.
    Regardez le cas d’Ali Zamir par exemple pour citer un exemple récent…
    Sachez mettre en valeur votre oeuvre avant tout et ne vous focalisez pas sur votre origine géographique.
    La seule façon de savoir si votre manuscrit peut être accepté est de l’envoyer ! 🙂

    Très bonne continuation,
    Bien cordialement,

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