Créer des personnages de roman crédibles, diversité et recherche sur Internet

Comment créer et donner vie à des personnages de roman convaincants et justes sans qu’ils ne sonnent cliché ou tout simplement faux ? C’est l’une des difficultés de l’écriture d’un roman, en particulier si vous choisissez de réprésenter des communautés que vous ne fréquentez pas ou ne connaissez pas directement. L’enquête terrain en immersion façon …

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Dire, écrire le cancer : l’écriture plus forte que le mal (« Un cancer pas si grave » de Géraldine Dormoy)

Dire, écrire la maladie qu’elle soit cancer, sida (cf Hervé Guibert) ou autre est un vrai défi littéraire et personnel. Annie Ernaux, par exemple qui a écrit sur son cancer du sein dans « l’Usage de la photo » regrettait son manque de lecteurs, selon elle car « la société ne veut pas voir ce sujet traité de …

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Mémoire de fille d’Annie Ernaux : « Chaque jour et partout dans le monde il y a des hommes en cercle autour d’une femme, prêts à lui jeter la pierre »

Mémoire de fille est le 19e roman autofictif d’Annie Ernaux publié en 2016 et suivi comme d’habitude d’une abondante critique élogieuse. Avec un double regard rétrospectif et d’époque « de l’intérieur », elle choisit ici d’ausculter et de « déconstruire » l’âge sensible et complexe de l’adolescence. Roman sur l’adolescence mais peut-être pas paradoxalement roman pour ado (on est …

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Mars de Fritz Zorn : La quête désesperée et destructrice de « normalité »

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Mars est la seule et unique œuvre posthume publiée en allemand sous pseudonyme par Fritz Zorn en 1977, alors que l‘auteur, résident à Zurich, décédait du cancer à l’âge de 32 ans. Auteur dont on ne sait rien de plus que ce qu’il aura confié dans son brûlot. Les circonstances de parution de ce livre …

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Brillante de Stéphanie Dupays : « L’entreprise avait compris que le lien le plus fort n’est pas pécuniaire, il est affectif. »

Brillante est le premier roman de la trentenaire Stéphanie Dupays publié en 2016 avec une sortie poche en 2017 qui a rencontré un certain écho (Prix Charles Exbrayat). Comme le laisse deviner sa couverture assez cliché qui semble repompée du diable s’habille en Prada sans en avoir l’humour (cela a d’ailleurs été changé pour la …

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Top 10 de mes livres qui font du bien et énergisants !

livres qui font du bien moral

Livres qui font du bien, livres qui rendent heureux, remontent le moral ou encore qui aident à mieux vivre, ou redonnent le goût de vivre, livres qui changent la vie… : les recherches les plus populaires sur les moteurs du web montrent que la tendance des livres feel good comme les appellent les anglo-saxons ou livres anti-déprime, roman doudou ont toujours la cote ! Récemment le critique Alexandre Gefen publiait « Réparer le monde » un essai sur les vertus réparatrices et même thérapeuthiques de la littérature, s’attirant au passage les piques des littérateurs chafouins qui considèrent que ce n’est pas la fonction des livres que de nous « soigner » ou « guérir » nos maux !

L’énergie d’écrire par Nicolas Rey : « Et puis y’a une idée qui vient alors là vous essayez de prendre soin d’elle comme d’un enfant malade »

Interview Nicolas Rey méthode écriture

Ecrire en étant sobre n’est pas tâche aisée pour Nicolas Rey, confesse-t-il au détour d’une interview à l’occasion de la sortie de son nouvel opus Dos au mur , dans la veine de son précédent succès Un léger passage à vide , relatant son combat contre ses démons et addictions. Il évoque dans son livre notamment les pannes d’inspiration qui peuvent parfois mener jusqu’à la tentation du plagiat… Il explique ici plus en avant sa méthode pour ne pas céder à la procrastination et vaincre la page blanche, ennemies jurées de l’écrivain. Et racontée par Nicolas Rey, cette routine d’écriture qu’il confie, devient un épisode épique voire héroïque, où chaque nouvelle phrase se transforme en exploit pour aller au bout de ses chapitres jour après jour ! Extrait

La Confession de Claude d’Emile Zola : premier roman du maître, l’avant Rougon Macquard

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La Confession de Claude est le premier roman d’Emile Zola, publié en 1865 (après avoir fait paraître son recueil de nouvelles/chroniques « Contes à Ninon » en 1864), alors qu’il exerce comme critique littéraire. Même si relativement méconnu et oublié aujourd’hui (hormis comme objet d’étude des chercheurs universitaires ou les curieux amateurs du maître littéraire), il reste une œuvre intéressante à plusieurs titres : d’abord bien sûr au titre de débuts littéraires portant en germe certains thèmes et le style de l’œuvre magistrale à venir (même si Thérèse Raquin en est plus annonciateur) et nous fait découvrir le Zola jeune écrivain aspirant à l’écriture, le personnage principal « soupçonné » d’être son alter-ego tente d’écrire également (même si le thème n’est ici plus qu’une toile de fond car c’est avant tout de son « cœur » et de ses premiers émois amoureux sous le signe de « l’union fatale » selon ses termes que le narrateur nous entretient ).

Conseils d’écriture de Pierre Lemaitre, prix Goncourt : « Je ne crois pas à l’inspiration, je ne crois qu’à la transpiration »

Né en 1951 à Paris, fondateur d’un organisme de formation où il enseignait les littératures françaises et américaines aux bibliothécaires, Lemaitre se lance dans l’écriture romanesque à cinquante ans passé. Après s’être vu refusé deux manuscrits, il envoie son premier polar « Travail soigné » à 22 éditeurs et accumule les lettres de refus jusqu’à ce que l’un d’eux change d’avis et le rappelle (Le Masque, 2006) et décroche le Prix du premier roman du Festival de Cognac. Il enchaîne dés lors les polars et les prix (Prix Sang d’Encre, le Prix du Polar francophone, le Prix du polar européen,etc.) et parvient à vivre de sa plume.

Quand le diable sortit de la salle de bain de Sophie Divry : « ce long animal mou, cruel, collant, dégueulasse, que j’appelle par défaut la nécessité, la dèche, la débine, la misère, la mouise… »

Dans Quand le diable sortit de la salle de bains (2015), Sophie Divry, notamment remarquée avec « La condition pavillonnaire », revisite le genre littéraire du « galérien » tant sur le plan économique que sentimental, voire les deux. Raconté avec la bonne dose d’auto-dérision et de cynisme qui va bien, il peut s’avérer particulièrement désopilant…

Conseils d’écriture de David Foenkinos : « Ecrire, ça veut dire s’acharner »

Depuis près de 15 ans, David Foenkinos, l’auteur de Charlotte (vendu à près d’un demi-million d’exemplaires, prix Renaudoit et prix Goncourt des lycéens), trace son sillon, passant avec un succès croissant du registre loufoque/absurde à l’intimiste ou le tragique, mais aussi derrière la caméra à l’occasion avec son frère directeur de casting (cf: l’adaptaion d’un autre de ses succès La Délicatesse en 2011). Ecrivain prolifique, toujours un livre en tête, il livre les coulisses de sa routine d’écriture, ses débuts dans l’édition et sa vision de l’écriture romanesque

Fahrenheit 451 de Ray Bradbury : « Here we go to keep the world happy, Montag! »

Fahrenheit 451 de Ray Bradbury publié en 1953, a d’abord vu le jour sous la forme d’une nouvelle (« The Fireman », Le pompier en VF, elle-même dérivée d’une précédente intitulée « The pedestrian », « Le piéton » en VF suite à avoir été persécuté par un policier zélé alors qu’il marchait dans son quartier, on retrouve ses allusions à la marche à pied à travers le personnage de Clarisse, Bradbury n’ayant jamais passé son permis de conduire par méfiance des automobiles) publiée dans un magazine de SF en 1950. Bradbury l’étoffera ensuite sous la forme d’un roman en le tapant dans le sous-sol de la bibliothèque de UCLA à Los Angeles, en louant sa machine à écrire. C’est donc au milieu des livres et dans un lieu qu’il affectionne plus que tout (il revendique son éducation d’autodidacte self-educated faite dans les bibliothèques alors qu’il n’avait pas les moyens d’étudier à l’université) qu’il écrit un roman qui rend justement hommage à ces livres qu’il chérit tant et qu’il craint de voir négliger, tomber dans l’oubli et disparaître.

« Ecrire est un métier… qui s’apprend en écrivant » Simone de Beauvoir

Simone de Beauvoir, l’auteur du Deuxième sexe publié en 1949 qui l’a faite proclamer mère du féminisme moderne et toujours une référence, était un bourreau de travail. Philosophe, essayiste, romancière, mémorialiste et épistolière enthousiaste, pas un jour ne se passait sans qu’elle ne soit à sa table de travail, écrivant sans relâche ou se documentant pour ses travaux. Dans une intéressante interview de au Paris review elle livre ses secrets d’écriture et de productivité mais aussi ses goûts littéraires et influences, son expérience de l’édition :

La littérature jeunesse « young adult » manque-t-elle de « sérieux » ?

De JK Rowling mère de la saga Harry Potter et autres dérivés à Twilight, Hunger games ou Divergent, les romancières anglo-américaines se taillent la part du lion sur ce marché porteur de la littérature ado et jeunes adultes. Pourtant ces histoires fantastiques et autres dystopies, particulièrement quand le personnage central est une héroïne, sont souvent réduites à de la littérature commerciale facile sans intérêt littéraire, voire médiocre dont il faudrait même tenir éloignés les jeunes… Dans sa tribune au site Bustle*, la jeune auteur américaine de romans ados à succès (la trilogie Délirium, Before I fall/ »Le dernier jour de ta vie », etc.), Lauren Oliver

Continuer de Laurent Mauvignier : « Si on croit qu’on n’a pas besoin des autres ou que les autres sont seulement des dangers, alors on est foutu. »

Continuer, 11e roman de Laurent Mauvignier, écrivain discret d’origine tourangelle, qui trace et imprime son sillon d’une force tranquille et diversifiée dans le paysage littéraire français, a connu un beau succès critique tant auprès de la presse que des lecteurs. Parmi ses louanges on trouve : une « très belle histoire d’apprivoisement entre une mère et un fils », un « grand livre d’aventures, sauvage et abrupt, [à la] splendeur visuelle » ou encore une « leçon d’endurance et de ténacité, de courage face à l’adversité ».

Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir : Misères et splendeurs de la jeune-fille

Publié en 1949, Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir demeure une référence de la pensée féministe et est considéré comme l’oeuvre -massive de 1000 pages !- fondatrice de la 2e vague du mouvement féministe débutant dans les années 50. A la fois encensé et lynché au moment de sa publication, il reste une œuvre aujourd’hui une œuvre admirée et controversée, alors qu’on l’accuse notamment en France, d’être « dépassé ». L’oeuvre reste en réalité mal connue, l’image sulfureuse que l’on aime donner à son auteur, l’ayant tristement souvent écrasée et occultée, ajouté au fait qu’elle n’est pas ou mal et peu étudiée à l’école.

Bâtir une intrigue efficace et des personnages forts : conseils d’écriture de Lauren Oliver (Before I fall, Delirium, etc., romans « Young adult »)

Lauren Oliver fait partie de cette nouvelle génération d’auteurs de romans ados dits « young adult » selon l’appellation anglo-saxonne capable de produire des best-sellers à la chaîne avec des univers semi-fantastiques dystopiques et de jeunes héroïnes souvent lycéennes confrontées à diverses épreuves et leçons de vie. Aux côtés de Suzanne Collins (The Hunger Games) et de Veronica Roth (Divergent), elle truste le palmarès des best-sellers du New York Times.

Bien rédiger la lettre d’accompagnement de son manuscrit : Conseils d’une lectrice d’édition

Comment écrire la lettre de présentation de son manuscrit à envoyer à un éditeur ? Communément appelée lettre d’accompagnement, lettre d’intention voire lettre circonstanciée, elle peut constituer un véritable plus pour l’auteur à la recherche d’un éditeur. Une lectrice d’édition nous aide à mieux comprendre comment rédiger sa lettre pour éviter les faux pas/gaffes les plus courant(e)s. Découvrez tous ses conseils pour séduire les éditeurs, éviter de les agacer ou de vous décrédibiliser…

La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole : « The United States needs some theology and geometry, some taste and decency. »

La conjuration des imbéciles (The Confederacy of Dunces en VO, on pourra d’ailleurs se demander pourquoi la traduction n’a pas conservé l’idée de confédération qui outre la référence à Swift*, fait aussi écho aux états confédérés du Sud pendant la guerre de Sécession) de John Kennedy Toole, fait partie de ces livres cultes dont la légende les précède et finit presque par les écraser. En effet, Toole fait peut-être partie des refusés de l’édition les plus célèbres de l’histoire littéraire, causant tragiquement son suicide quelques années après avoir finalisé son manuscrit en 1969 (à l’âge de 32 ans).

Le mythe du bon sauvage : Nature, Culture et controverses

Né au XVIe siècle, le mythe du bon sauvage s’est développé au siècle des lumières, au moment même où la civilisation occidentale tentait de renouveler ses valeurs. Dans un contexte intellectuel bouleversé par la critique des religions et la multiplication des voyages qui redéfinissent les frontières du monde, le Dieu des chrétiens est remis en …

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