Buzz Littéraire
Livres intimistes Romans graphiques Satire / anticipation sociale Rhétorique amoureuse Littérature trentenaire / urbaine Buzz littéraire
La littérature nouvelle génération, de bouche-à-oreille

 

mercredi 14 février 2007

A propos d'un (premier) baiser : Nicolas Rey, Arnaud Cathrine, Niccolo Ammaniti, Anna Rozen, Lola Gruber, Jeffrey Eugenides, Matzneff, Fitzgerald, Bukowski, Djian, Sagan...

A l'occasion de la Saint Valentin, fête des amoureux, commerciale certes mais à laquelle on aime se prendre au jeu, Buzz... littéraire s'intéresse plus particulièrement au (premier) baiser, version littéraire. Celui sur lequel une existence peut basculer. Un homme, une femme, un premier rendez-vous et l'espoir brûlant de lèvres qui se scellent et se goûtent enfin. Mais avant ce baiser décisif, le prélude délicat et sensuel, hésitant, timide, maladroit ou au contraire fougueux, brutal... Des préliminaires qui s'éternisent parfois avant "d'oser" : Les écrivains "nouvelle génération" et leurs aînés nous offrent quelques belles scènes "d'avant baiser" et ses conséquences... Lyrique, blasé, émouvant ou poétique. Florilège : Lire la suite

samedi 20 janvier 2007

"La vie à deux" et l'obsession des femmes vue par Charles Bukowski (extrait de Women) et Philippe Djian (Zone érogène)

Dans son roman sulfureux intitulé "Women", publié en 1978, le "vieux dégueulasse", figure majeure de la Beat generation, passe en revue ses conquêtes dans l'Amérique des années 60. Mais derrière le prédateur sexuel se cache aussi un grand sentimental... Voici un petit extrait touchant où il évoque ses compagnes sous un jour plus tendre. En écho, un extrait de "Zone érogène", 2e roman de Philippe Djian, paru en 1984, grand lecteur et disciple de Bukowski : Lire la suite

mercredi 20 décembre 2006

"Women" de Charles Bukowski : L'aura aphrodisiaque de l'écrivain

Il fallait s'appeler Bukowski pour oser écrire un tel livre : un carnet de bord anatomico-sexuel de ses conquêtes réelles ou fantasmées. "La Vie amoureuse d'une hyène" comme il la surnomme. Ses "coups" bons ("juteux" selon son expression) ou pathétiques qui s'enchaînent sur près de 400 pages, presque plus vite que l'auteur n'a le temps de remonter son caleçon entre une Mindy ou une Debra... Il fallait oser les aligner en série et les étudier comme on ferait un rapport clinique en livrant les détails les plus bruts et crus de ses "baises" qui ont lieu le plus souvent sans préliminaires (de galanterie ou toute autre précaution préalable...). L'objet, insolite, peut donc de prime abord surprendre voire rebuter. Mais ce serait occulter tout son intérêt : celui d'un véritable hymne à la femme, à son corps mais aussi à ses petites habitudes touchantes que l'auteur restitue en observateur attentif et admiratif. Mais aussi un roman bourré d'humour et de tendresse face à ses femmes souvent déjantées dont l'auteur a le malheur de tomber (parfois) amoureux. Après une vie sexuelle d'hyper-acnéique c'est à dire proche de la disette (du temps où il passait ses journées à la Poste) et d'amour "à péage" (avec les putes ivrognes dont sa chère Jane Cooney Baker), Buk découvre, dans les années 60, "l'aura aphrodisiaque" de l'auteur et compte bien rattraper son retard. Ecrire, boire et baiser deviennent alors ses activités à temps plein. Activités qui se nourissent d'elle même (même si les deux dernières ne sont pas toujours compatibles à son grand dam !). "Enfin les dieux m'étaient favorables. Je baisais toutes les femmes et les filles que j'avais matées avec concupiscence sur les trottoirs de Los Angeles en 1937, la dernière mauvaise année de la dépression, à l'époque où la fesse coûtait deux dollars et où personne n'avait d'argent (et encore moins d'espoir). Longtemps j'avais dû attendre ma chance." Lire la suite

jeudi 12 octobre 2006

"Contes de la folie ordinaire" de Charles Bukowski : la sacro-sainte lucidité de l'homme défoncé et dépravé

Quel "concept" formidable que la "folie ordinaire" ! La folie quotidienne de tout à chacun. Cette folie que la société tente de refouler, de nier, d'éradiquer, d'écraser sous les lits ou dans les tiroirs poussiéreux des armoires..., mais qui finit toujours par déborder et rejaillir. La folie qu'on ne peut pas soigner dans les hospices ni les instituts psychatriques parce que cela reviendrait à enfermer l'humanité entière ! "Impossible de reconnaître un fou d'un homme normal dans les rues.", lance Bukowski dans l'une de ces nouvelles. La folie de nos instincts, de nos peurs, de nos angoisses, de la misère aussi... La folie de la vie, d'être né homme, "de respirer", tout simplement. C'est celle-là qu'exhume Charles Bukowski qui affirmait que seule "la peur nous rend grands" : "Elle nous fait penser, elle nous fait trembler, ça fait tourner les cellules, ha ! ha ! ha ! Qu'y a-t'-il de mieux que la peur ?" Et comment ses personnages la noient dans l'ivresse, la défonce ou le sexe à outrance... Paru en 1972 sous le titre original « Erections, ejaculations, exhibitions and general tales of ordinary madness », ce recueil de nouvelles, très dense, est l’une des pierres angulaires de l'oeuvre du mythique Beatnik, "vieux déguelasse" ou "pas grand chose" comme il se surnommait. Il fallut attendre la fin de la décennie pour pouvoir se procurer en France ce livre, sous un titre raccourci et surtout plus pudique... Lire la suite

Actu

Talents à découvrir...

Écrivains

BUZZ...littéraire a été sélectionné par :
Partenaire de