"J'ai choisi les mots comme seule arme, j'ai une confiance tout à fait illimitée en leur pouvoir."
(Michel Houellebecq)

Rentrées littéraires

Publications de septembre et janvier

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lundi 13 février 2012

« Claustria » de Régis Jauffret : « Faire pousser une famille dans une boîte, une serre opaque à sept pieds sous terre… »

L’atroce cas « Fritzl », mêlant inceste et séquestration durant 24 ans en Autriche ayant (d)éf(f)rayé la chronique en 2008, aura alimenté deux romans. Après la « Room » de l’australienne Emma Donghue du point de vue de l’enfant, Jauffret choisit, dans « Claustria » (contraction d’Autriche et claustration), de se faire enquêteur entre roman et investigation. L’ancien rédacteur en chef de « Dossiers criminels » choisit de nouveau un fait divers comme matériau romanesque (après « Sévère » inspiré de l’affaire du banquier Stern en 2010) et fait polémique. Si certains clament au chef d’œuvre sur la « condition humaine » ou encore « la monstruosité », d’autres lui reprochent de brouiller les genres ou encore de faire le procès de l’Autriche. Et si tout n’était qu’une histoire de boîte(s) ?

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lundi 2 janvier 2012

"Richard Yates" de Tao Lin : Amour et génération hyper-connectée (rentrée littéraire janvier 11)

Premier roman traduit un France d'un jeune auteur américano-taiwanais de 28 ans de Brooklyn, « Richard Yates » n’a pas manqué d’interpeller la critique anglo-saxonne en 2010, saluant son avant-gardisme (Le Guardian l’a surnommé le « Kafka de la génération iPhone ») ou le comparant à Bret Easton Ellis ou encore Douglas Coupland. Si ce dernier avait écrit le traité de la génération X, Tao Lin dresse le portrait de la génération Y (encore elle !), adepte des technologies digitales. Le magazine culturel de Seattle, The Stranger, a même parodié la fameuse couverture du Times sur Franzen, avec Tao Lin dans le rôle du « Great American noveslist » (visuel ci-contre).
Après William Gibson, pape du cyberpunk qui fut le premier à explorer les réseaux virtuels en littérature jusqu’à la jeune Hegemann à la rentrée dernière, il ausculte avec cruauté les mœurs de la génération hyper-connectée, sous une forme conceptuelle :

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lundi 24 octobre 2011

"Room" d’Emma Donoghue : L'imagination peut-elle sauver de l'horreur ?

Encore méconnue, l'irlandaise et historienne Emma Donoghue est révélée en 2010 à la publication de son septième roman "Room" inspiré des récents faits divers tragiques de séquestration de jeunes filles en Autriche (le cas Natascha Kampusch et l'affaire Fritzl). Lauréat d'une douzaine de prix, ce "roman choc", entre conte noir et thriller, explore une nouvelle fois (après les succès d'une Lionel Shriver "Il faut qu'on parle de Kévin" ou plus anciennement "Le livre de Jérémie" de JT Leroy) une étrange et ambivalente relation mère-enfant à travers les yeux du second. Un petit homme de 5 ans qui fait jaillir des fleurs du mal par ses jeux facétieux et son imagination alors qu'il vit confiné entre les 4 murs de la "room". Pour se plonger dans cette situation hors norme de réclusion, l'auteur confiait : "Pour la première fois, j'ai effectué toute ma recherche sur Internet. J'ai trouvé des témoignages viscéraux, obsessionnels et obsédants de femmes violées. J'ai décortiqué tous les sites relatifs aux enfants sauvages, ce qui m'a beaucoup aidée à interroger la capacité de survie qui existe en chacun de nous. Plus précisément encore, j'ai dressé une liste de tous les objets qui existaient dans la pièce de Jack et sa mère. Chaque détail comptait. Si je parlais d'une plante, je ne pouvais pas écrire que ses feuilles avaient un aspect duveteux comme le pelage d'un chien : Jack, par définition, n'avait jamais caressé un chien..." :

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vendredi 9 septembre 2011

"Rien ne s'oppose à la nuit" de Delphine de Vigan : Généalogie des "impitoyables malédictions"...

Depuis la parution assez confidentielle de ses premiers romans sur sur le combat et la guérison d’une anorexique de 19 ans ("Jours sans faim" en 2001 où déjà l'ombre de la mère plane*) puis la désillusion amoureuse ("Les jolis garçons", "Soir de décembre" en 2005), Delphine de Vigan a tracé, discrètement mais sûrement, son chemin dans le paysage littéraire français jusqu’à s’imposer d’un beau succès en 2007 avec son roman « No et moi » (vendu à 400 000 exemplaires, adapté au ciné en 2010 par Zabou Breitman), l’histoire d’une amitié entre deux adolescentes que tout oppose, l’une élève surdouée et l’autre jeune SDF avec déjà en filigrane le thème de de la famille nocive "à problèmes" (la première, Lou est la fille d’une mère dépressive et d’un père dépassé). Dans une veine intimiste et sensible, cette observatrice sensible de la société et des rapports humains, ancienne directrice d'études pour un institut spécialisé justement dans l' «observation des conditions sociales», s’inscrit dans le sillage d’autres romancières françaises à succès telles que Marie Desplechin, Anna Gavalda ou encore Murielle Barbéry (à laquelle elle est souvent comparée, toute deux portées par le bouche à oreille des libraires puis lecteurs) mâtiné d’un soupçon d’Olivier Adam (dont l’œuvre la touche particulièrement d’ailleurs ainsi que celle de Lydie Salvayre, Arnaud Cathrine ou encore Marie-Hélène Lafon pour les contemporains), avec qui elle partage la même humanité, le goût de la vie quotidienne et de la simplicité.

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vendredi 19 août 2011

"Du temps qu’on existait" de Marien Defalvard : « Toute ma vie, j’ai traversé des paysages intérieurs » PRIX DE FLORE 2011

Le bouche à oreille et la curiosité s'enflamment autour du benjamin de la rentrée littéraire 2011 : Marien Defalvard ayant écrit son premier roman à l'âge de 15 ans. Une oeuvre étonnante, folle, flamboyante qui semble jaillir d'un autre temps, au langage précieux et érudit et à l'exaltation romantique qui peuvent dérouter ou au contraire émerveiller. S’agit-il d’un cheminement spirituel, d’une réflexion purement métaphysique ? C’est un roman où la mort et la vie se donnent la main en permanence, au gré des rencontres, des situations où l’amour se faufile partout où il peut :

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vendredi 1 avril 2011

"Les petits" : Christine Angot tente de dénoncer le matriarcat occidental...

« Style incantatoire », « syncope durassienne », « un portrait de femme ardent et dur » pour certains ou des « phrases fatigantes », « illisibles » pour d’autres : décidément Christine Angot ne fera jamais l’unanimité et son dernier roman « Les petits » paru à la rentrée littéraire de janvier 2011 n’échappe pas à la règle… Angot dérange, c’est un fait. Ce qui n’est pas forcément un défaut. Plus gênant elle agace, irrite même s’il lui a été reconnu dans ce nouvel opus un regard sociologique acéré et original. A travers le thème devenu classique de la désintégration d’un couple, elle ose explorer une problématique encore peu abordée : celui de la domination de la femme surprotégée par la machine judiciaire occidentale, parfois au détriment des hommes en particulier s’ils sont de couleur... Un parti pris audacieux, à contre courant du politiquement correct. Malgré cela Angot ne convainc malheureusement pas… et n’est pas à la hauteur de son sujet pourtant ambitieux :

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mercredi 12 janvier 2011

"Naissance d'un pont" : L'affontement pacifique de Maylis de Kérangal (prix Médicis 2010)

Remarquée pour son recueil de nouvelles « Ni fleurs, ni couronnes » en 2006 puis surtout Corniche Kennedy en 2008 (sélectionné pour le Médicis ou le Femina), c’est finalement avec ce septième roman « Naissance d’un pont » que l’auteur de 43 ans et ancienne éditrice, passée par la revue « Inculte », sera consacrée (et couronnée du Médicis 2010) après avoir accumulé les louanges ces dernières années. On plébiscite de toute part son « exigence littéraire » et le travail d’orfèvre de son style aux longues phrases ciselées et poétiques, mais aussi la violence larvée qui l’habite. « Naissance d’un pont » qu’elle qualifie de « western technique » ou encore de « roman chantier », raconte, comme son titre l’indique, la construction d’un pont dans une petite ville californienne fictive. Un roman polyphonique dont l’ambition et l’ampleur ont été largement saluées. Un roman dit « à l’américaine » pour cette raison, influence que l’auteur, fascinée par la mythologie des grands espaces, revendique d’ailleurs. Roman architectural qui s’inscrit aussi en écho à l’effondrement des Twin towers et nous rappelle la précarité des constructions humaines aussi titanesques soient-elles…, comme l’a souligné Maylis de Kerangal :

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lundi 22 novembre 2010

"Purge" de Sofi Oksanen : "Ma petite fille, dans la terre du désespoir poussent de mauvaises fleurs" (Femina étranger 2010)

Révélation de la rentrée littéraire 2010, la finlandaise trentenaire Sofi Oksanen, de mère estonienne, a été couverte de prix en France (Femina, Fnac, Livre Européen) et à l’étranger et affiche un beau succès dans le monde. Au dos de son 3e livre (le 1e traduit en France et 3e volet d'un quartet dont elle écrit actuellement la dernière partie), on peut lire l’éloge de Nancy Huston qui le qualifie de « chef d’œuvre ». Ardente féministe et admiratrice de Duras, cette auteur engagée n'a de cesse de lutter pour les droits de l'homme et le multiculturalisme. Comme le reflète son roman "Purge" où, à travers l’histoire d’une génération de femmes, elle retrace un demi-siècle de l’histoire tourmentée et violente de l’Estonie, entre annexion germano-soviétique et indépendance. Une construction implacable qui allie la petite et la grande histoire avec une parfaite maîtrise et un art du suspense. Trahison, jalousie, meurtre, sexe et dissimulation : Purge sonde les âmes humaines aux heures les plus noires…

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mardi 21 septembre 2010

"La carte et le territoire" de Michel Houellebecq : Retour au terroir... GONCOURT 2010

Malgré bien des tentatives de parasitage du livre (de la ridicule accusation de plagiat sur wikipédia au plus gênant emprunt de titre d’un livre non publié…), le dernier et sixième roman de Michel Houellebecq, en lice pour le Goncourt, fait une fois de plus l’évènement et s’attire de nombreux éloges. Comme dans les particules élémentaires, Michel Houellebecq nous retrace la trajectoire d’un homme dans son époque qu’il brocarde au passage. Après les bureaux froids des ingénieurs de la Défense, c’est la société du spectacle qu’il vise ici. La condition artistique et la fracture sociale et culturelle hexagonale. Un hommage à la France profonde et une satire de la France "bling bling" qui "gagne", par l'auteur expatrié en Irlande et aujourd’hui en Espagne. Un roman plus que jamais sociologique donc, nostalgique également, mâtiné de polar, mais qui s’enlise parfois dans une technicité indigeste… :

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lundi 6 septembre 2010

"Apocalypse bébé" : Virginie Despentes vire hyène de garde... Prix RENAUDOT 2010

Les années passent et Virginie Despentes à 41 ans ne perd rien de son énergie, fidèle à son univers dit trash, déjanté voire explosif ! Depuis le succès tonitruant de Baise-moi en 1993, l’auteur expatriée à Barcelone et récemment revenue à Paris, n’a eu de cesse d’inventer des héroïnes aussi sulfureuses que révoltées dans un monde misogyne et violent, des personnages à la dérive, extrémistes, prêts à tout pour s’en sortir… Deux ans après son essai féministe « King Kong théorie », pavé dans la mare qui a agité le débat et la fin du tournage de l’adaptation de son roman « Bye bye blondie », elle revient avec un titre qui révèle sa vision toujours aussi aiguisée et noire de notre société. Se disant inspirée par sa lecture de Roberto Bolano, l’auteur nous livre un thriller foisonnant en forme de road book, entre Paris et Barcelone, brodant toujours autour de ses thèmes phare : l’adolescence rebelle et fugueuse, la féminité, les ratés, les clivages sociaux, la sexualité aussi bien homo qu’hétéro..., mais aussi nouveautés les réseaux sociaux ou le milieu littéraire qu’elle brocarde allègrement… Mais quelques longueurs et caricatures homo-féministes nuisent au roman :

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lundi 30 août 2010

"A la folle jeunesse" : Que reste-t-il d'Ann Scott et des années techno ?

Que reste-t-il des paillettes une fois qu’elles touchent le sol ? C’est ce que raconte Ann Scott dans son nouveau roman « A la folle jeunesse ». Un roman sensible et trouble dans lequel l’auteur culte des années 2000 revient sur le retentissement littéraire de « Superstars » et tire le fil de ses errances des dix dernières années. L’excès de strass laisse parfois la désagréable impression d’un trou noir… Entre crise de la quarantaine et retour sur une jeunesse révolue à laquelle elle s'accroche toujours, Ann Scott, qui n'a pas réussi à renouer avec le succès depuis, tente une nouvelle fois de convoquer son livre phare (elle lui avait aussi donné une suite avec Héroïne en 2005) pour ranimer la flamme et alimenter son propre mythe... :

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lundi 16 août 2010

Michel Houellebecq préface la version poche du Roman français de Frédéric Beigbeder

Alors que tout le milieu littéraire bruisse en attendant la sortie du nouveau roman très attendu de Michel Houellebecq (qui met justement en scène Frédéric Beigbeder), "La carte et le territoire", en cette rentrée de septembre 2010, on peut commencer par lire la préface que l'auteur a rédigé pour ce dernier à l'occasion de la sortie poche, le 25 août, d"Un roman français", prix Renaudot 2009. Si notre critique comparait, en 2009, cette autobiographie aux Mots de Sartre, il est également tentant de la rapprocher du portrait que dressait le préfacier de sa propre enfance, de ses parents et de cette génération française soixante-huitarde dans Les particules élémentaires :

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lundi 9 août 2010

"Jpod" de Douglas Coupland : Génération web 2.0

Après avoir dénoncé le déclassement et les désillusions matérialistes de la Génération X (son roman phare paru en 1991) ou encore le quotidien morose de programmeurs chez Microsoft en pleine Silicon Valley (Microserfs en 1995), Douglas Coupland revient avec un nouveau manifeste sociétal autour de la communauté des « geeks » dans l’univers du jeu vidéo. Toujours aussi démotivés et en quête de nouveaux idéaux… Publié en 2006 aux Etats-Unis et à la rentrée de janvier 2010 en France, Jpod de Douglas Coupland est une nouvelle radiographie de la modernité et de la culture pop. Entre satire burlesque et délire absurde, Jpod se joue des codes (dans tous les sens du terme) de notre société (de la vie d'open space à la vie de famille…) à l’heure de Google et des jeux en réseau… Rien de bien nouveau sur le fond mais la forme - même si "foutraque"- vaut le coup d'œil :

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lundi 2 août 2010

"Exit le fantôme" de Philip Roth, L'adieu à Zuckerman manque de structure

Pour la neuvième fois, Philip Roth fait réapparaitre son double Nathan Zuckerman, dont le cycle débute avec L'Écrivain des ombres (Ghost Writer, 1979) et s'achève avec Exit le fantôme en 2007 (traduit en VF en 2009, au titre emprunté à Shakespeare). Cet écrivain fantoche, cet écrivain des ombres, ce romancier de papier fourre-tout, ce VRP multicartes littéraires, fait, depuis plus de trente ans à la fois figure d’alter égo, de double littéraire et de porte-parole, tantôt personnage central, tantôt second rôle, tantôt masque vénitien, assimilé à toutes les causes, se targuant de réaliser toutes les plaidoiries des sujets qui occupent l’esprit de Philip Roth. A chaque fois, on a le sentiment d’assister à une méditation cruciale chez l’écrivain américain. Ce Zuckerman, on le dirait dévolu, assujetti à la soumission des interrogations politico-existentielles ou sociologiques des séismes individuels et collectifs subis ou provoqués par l’Histoire américaine. Ici, à regret, il se décide à abattre les cartes et se retire de la scène, devenu « un vieil homme tourmenté par la perte de ses moyens et la peur de voir disparaître ses proches. » Plusieurs romans de Roth retracent un épisode de l’existence fictive de cet écrivain new-yorkais Zuckerman. Dans « La Tâche »*, l’un de ses meilleurs, sa trajectoire est autrement plus aboutie, férue, construite que dans ce roman-ci qui embrasse tant de thèmes, d’impressions et d’enjeux qu’il ressemble, à s’y méprendre, à un épilogue littéraire. Est-ce réellement la dernière apparition de Zuckerman ? Dommage. On en aurait préféré une autre, d’une autre envergure.

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lundi 31 mai 2010

"Choir" d'Eric Chevillard : "Oh ! à défaut de transformer le monde, s’il nous était donné au moins d’en perdre la mémoire !"

Depuis plus de 20 ans, après son entrée en littérature en 1987 avec "Mourir m'enrhume", Eric Chevillard, un des auteurs phares des éditions de Minuit, affilié au "nouveau Nouveau roman", se fait remarquer pour son inventivité langagière et narrative. Dans sa vingtaine de romans ("Démolir Nisard"...), il met en scène des univers loufoques tragicomiques où règnent joyeusement folie douce, humour par l'absurde, anecdotes décalées et divagation poétique... Entre Beckett et Michaux auxquels il est souvent comparé. Depuis 2007, il connaît aussi le succès sur Internet avec la publication quotidienne sur son blog L'autofictif de quelques aphorismes satiriques, incisifs ou ironiques sur l'actualité du moment et autres réflexions personnelles (qui ont fait l'objet d'une publication papier en 2009). Son roman "Choir" paru lors de la dernière rentrée littéraire de janvier 2010, qualifiée de "fable -cauchemardesque- hilarante" a reçu un accueil enthousiaste. Pourtant cette allégorie insulaire peut aussi rebuter...

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